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Histoire d’une chanson : ‘Human Nature’ par Michael Jackson

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Hello Folks,

On peut dire de cette chanson qui traine toujours dans un coin de nos têtes, qu’elle n’a pas eu de chance. Perdue, noyée, emportée parmi la multitude de Hits qui ont accompagnés et révolutionnés nos vies lorsque l’album ‘Thriller‘ est sorti en fin d’année 1982.

Cet Opus hors du commun – le plus vendu de l’histoire avec 70 millions d’unités – marquait le début de la grande époque des années MTV, avec des video clips aux budgets dignes de longs métrages, produits par les meilleurs réalisateurs.

Bien sûr, on se souviendra encore longtemps de la mise en scène légendaire de ‘Billie Jean’, du solo de guitare signé Eddie Van Hallen sur ‘Beat It’, ainsi que de la super-production du clip de la chanson éponyme de l’album, qui déboule en exclusivité dans l’émission phare de l’époque, ‘Champs-Elysées’, présentée par l’inaltérable Michel Drucker.

Au fond, nous pourrions citer et parler de toutes les chansons de cet album mythique, tant elles sont proches de la perfection musicale et instrumentale, et cela sans doute grâce à la participation de musiciens hors pairs, comme Steve/Jeff Porcaro, Steve Lukater et David Paich du groupe Toto.

Il faut dire que dès le mois de mai 1982, le groupe s’est engagé dans une tournée mondiale pour la sortie de leur dernier album, le magistral ‘TOTO IV’, avec des titres aussi emblématiques que ‘Rosanna’, ‘I Won’t Hold You Back’ ou ‘Africa’.

Bien entendu, Quincy Jones, le sorcier du son, les a repérés.

Les voilà rapidement associés aux enregistrements, dans les studios Westlake Recording de Los Angeles… et Quincy est aussi à l’écoute de toute proposition de composition du groupe qui est alors à son apogée.

Une leçon d’inspiration

Un an plus tôt, dans la banlieue de L.A., aussi incroyable que cela puisse paraître, entre les déplacements en tournées, les interviews et les sessions en studio, Steve Porcaro, réussi l’exploit d’avoir une vie de famille bien remplie.

Pour y parvenir, il travaille le plus possible depuis sa maison de Los Angeles, où il possède son propre studio d’enregistrement, comme beaucoup de musiciens de 1er plan.

Mais en cette fin de journée, alors que sa fille de 6 ans a été poussée en dehors d’un toboggan par un garçon de sa classe de CP, il réagit en tant que père consciencieux et attentionné. Alors qu’elle lui pose la question : ‘Why ? Tell me why ?‘, lui n’a que ses quelques mots pour l’aider à comprendre : ‘Tu sais, au fond, ce garçon il veut sûrement que tu t’intéresses à lui, mais les gens sont parfois bizarre. C’est bête, mais c’est dans la nature humaine…‘.

Touché par cette mauvaise expérience pour sa fille, Steve ressasse ses sentiments et repense à ses propres mots. Lui vient aussi un air, une mélodie, qu’il décide d’enregistrer rapidement sur une cassette qui traîne.

Bientôt, il demande à David Paich d’ajouter des nappes de synthétiseurs et autres arrangements afin de proposer cette nouvelle chanson au groupe… mais malheureusement, elle ne va pas faire l’unanimité.

Le hazard fait si bien les choses…

Après l’échec de leurs deux précédents albums, Toto est sous pression de sa maison de disques pour réussir un sans faute commercial et remplir les stades avec un son bien Rock. Autant dire qu’une ballade sur la nature humaine, aussi inspirée soit-elle, ce n’est pas leur priorité du moment !

Quelques mois plus tard, alors qu’il doit enregistrer des compositions du groupe pour Quincy Jones, Steve n’a plus de cassettes vierges. Il décide donc d’ajouter ces titres sur la face B de sa cassette utilisée pour sa propre démo de ‘Human Nature’.

Bien installé dans son salon, Quincy est tout excité par la cassette qu’il vient de recevoir. Il écoute la face B, et laisse tourner le magnéto, mais il est perplexe… ce n’est pas le style de l’album ‘Thriller‘ qu’il entend là.

Le voilà alors en pleine réflexion, il lui faut rapidement une autre chanson… mais, après quelques minutes de silence, en fin de piste, son appareil lance automatiquement l’autre face, et là, c’est l’émotion, intense. Quincy est immédiatement séduit par ce titre, et à la grande surprise de Steve, c’est cette chanson qu’il veut absolument pour Michael !

Bien décidé à tirer la quintessence de cette chanson, il va faire appel à son ami parolier John Bettis, après avoir demandé à tous l’autorisation d’inclure ce titre sur l’album de Michael.

Deux jours après, le résultat obtenu dépasse les attentes. Steve le reconnait d’ailleurs lui-même : ‘John Bettis a conservé mon texte à l’identique, mais il en a fait une chanson… une histoire, avec un début, un milieu et une fin. Il a tapé dans le mille !‘.

RDV aux studios de L.A.

En studios, le travail voulu par Quincy sur cette chanson n’a pas plus d’ambition que de reproduire la démo préparée par le groupe Toto.

La version initiale du titre a déjà séduit toutes le oreilles et convient parfaitement… mais pour y parvenir, Quincy fait appel aux principaux membres du groupe. En particulier, Steve Lukater (guitare), va apporter tout son savoir faire pour reproduire les sons et la rythmique si particulière que l’on entend sur cette chanson.

Une autre priorité, c’est que Michael sonne de la façon la plus authentique possible. Qu’il s’approprie la chanson totalement, et qu’il parvienne à reproduire les émotions à ‘fleur de peau’ que l’on entend dans l’interprétation originelle de Steve Porcaro.

Après plusieurs sessions, la chanson est prête, et Quincy est heureux. Joyeux même.

Nous sommes fin novembre 1982, et ils ont quasiment terminé l’a production de d’un album totalement hors normes, au budget de 750 000 Dollars. Ils ont tout donné, et le résultat est là, sublime.

A quelques mètres de lui, Michael est cuit, il est minuit passé, et il s’est endormi dans un sofa qui trainait par là. Il n’y a plus un bruit et chacun se prépare à aller au lit pour finir les voix le lendemain. Mais soudainement, Michael se réveille. Totalement lucide et prêt, il paraît comme envoûté par le défi qu’il a devant lui. Sans attendre, il demande à Quincy de poser sa voix sur la chanson.

Personne ne le sait, mais dans les minutes qui suivent, et malgré tous les moyens mis à disposition, il ne va faire qu’un seul enregistrement, sans aucune retouche. Une seule prise… et toute l’émotion d’un moment unique, enregistrée à jamais.

Quelques jours plus tard, le 29 novembre 1982, l’album est dans les bacs. Et si vous voulez en savoir un peu plus sur la confection de cet album de légende, ne passez pas à côté de cet article du site RollingStone.

Bonne écoute…

Human Nature

Looking out across the nighttime

The city winks a sleepless eye

Hear her voice shake my window

Sweet seducing sighs

Get me out into the nighttime

Four walls won’t hold me tonight

If this town is just an apple

Then let me take a bite

If they say why? Why?

Tell ’em that it’s human nature

Why? Why ? Does he do me that way?

If they say why? Why?

Tell ’em that it’s human nature

Why? Why ? Does he do me that way?

Reaching out to touch a stranger

Electric eyes are everywhere

See that girl she knows I’m watching

She likes the way I stare

If they say why? Why?

Just tell ’em that it’s human nature

Why? Why ? Does he do me that way?

If they say why? Why?

Tell ’em that it’s human nature

Why? Why ? Does he do me that way?

I like livin’ this way

I like lovin’ this way

(That way) why? Oh, why?

(That way) why? Oh, why?

Looking out across the morning

The city’s heart begins to beat

Reaching out, I touch her shoulder

I’m dreaming of the street

If they say why? Why?

Tell ’em that it’s human nature

Why? Why ? Does he do me that way?

If they say why? Why?

Ooh, tell ’em

Why? Why ? Does he do me that way?

If they say why? Why?

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