Pépites

Histoire d’une chanson : ‘Such a Shame’ de Talk Talk

Hello Folk’s,

Aujourd’hui, je vous propose un retour vers l’un des plus beaux Hits des 80’s… une chanson qui vous donne encore le frisson en 2020, et un video-clip attachant, construit autour des pitreries de l’inoubliable/regretté Mark Hollis.

Vous pouvez chercher les ami(e)s… pendant longtemps… vous ne trouverez pas une intro aussi originale et millimétrée que celle imaginée pour ce titre phare de Talk Talk. L’effet produit par ses chants et cris d’animaux synthétisés est encore plus sensationnel que ceux du mythique ‘Supernature‘ de Marc Cerrone. Nous sommes en 1984 et dès les premières mesures, nous savons que nous avons-là une perfection, un enregistrement hors du commun, où toute la technique de ces talentueux ingénieurs du son est mise en évidence.

Pour la petite histoire, sachez que cette pépite composée par Mark Hollis est issue de l’album ‘It’s My Life’. Elle est inspirée du livre ‘L’homme-dé’ (1971), du professeur George Cockcroft – alias Luke Rhinehart – où il est question de la vie d’un psychiatre dont les choix de l’existence sont guidés par le tirage de dés. Ce livre fût interdit dans de nombreux pays du fait de son caractère subversif car la vie ‘par le dé’ pousse l’individu à changer de personnalité et peut le mener à certains dérapages… such a shame…

Comme souvent, au niveau musical, cette réussite n’est pas le fruit du hasard.

Fort de son récent succès au sein de la Pop anglaise, le groupe décide de s’entourer d’un nouveau producteur/musicien en la personne de Tim Friese-Greene (‘The Lion Sleeps Tonight’ de Tight Fit, ‘Dragonfly’ de The Nolans). Ils ne le savent pas encore mais l’arrivée de ce claviériste/compositeur hors pair va transformer le groupe. En quelques années, ses apports musicaux et son entente absolue avec Mark Hollis, feront de lui un véritable pilier du groupe. Bien entendu, ce casting parfait va permettre à ces jeunes surdoués de la création musicale de révéler tout leur talent… et ceci jusqu’au l’apogée de la gloire avec le superbe album ‘The Colour of Spring’ (1986).

Au niveau instrumental, on retiendra le travail de l’intrépide multi-instrumentiste Paul Webb qui trouve le moyen de produire un son venu de nulle part avec l’utilisation d’un tournevis en guise de médiator sur sa basse ré-accordée pour l’occasion.

Enfin, ce que l’on entend surtout dans ce single, c’est toute l’originalité de ce groupe Londonien, tout droit venu du mouvement Punk, passé par la case Pop, et qui n’aspirait qu’à sortir du système purement commercial imposé par les maisons de disque (EMI en l’occurrence). Le succès aidant, Talk Talk parviendra à obtenir une totale indépendance (en particulier sous l’ère Polydor), bien loin de leurs débuts dans la Pop formatée des 80’s.

(photo : Ming Jun Tan)

Such a Shame

Such a shame to believe in escape
A life on every face
And that’s a change
‘Til I’m finally left with an eight
Tell me to relax, I just stare
Maybe I don’t know if I should change
A feeling that we share
It’s a shame

Number me with rage, it’s a shame
(Such a shame)
Number me in haste (such a shame)
This eagerness to change
It’s a shame

The dice decide my fate
And that’s a shame
In these trembling hands
My faith tells me to react, I don’t care
Maybe it’s unkind that I should change
A feeling that we share
It’s a shame

Number me with rage, it’s a shame
(Such a shame)
Number me in haste (such a shame)
This eagerness to change
Such a shame

Tell me to relax, I just stare
Maybe I don’t know if I should change
A feeling that we share
It’s a shame

Number me with rage, it’s a shame
(Such a shame)
Number me in haste, it’s a shame
(Such a shame)
Write it across my name, it’s a shame
(Such a shame)
Number me with rage (such a shame)
This eagerness to change

Such a shame

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