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Biographies

Bob Marley, un enfant du Ghetto…

Une vie courte et intense… voici quelques lignes pour revivre l’histoire de Bob Marley. Une partie de cet article est basée sur l’excellent ouvrage ‘’Les musiques du monde’’, Guide Totem, publié par Larousse.

L’enfance à Kingston

Robert Nesta Marley est né le 6 Février 1945 à Nine Miles en Jamaïque d’un père blanc quinquagénaire (Norval) issu d’une famille d’hommes d’affaires et d’une mère très jeune (Cedella) âgée de seulement 18 ans. Nesta ne connaîtra pas beaucoup son père qui divorce rapidement et meurt en 1955… il sera en revanche toujours très proche de sa mère.

Elevé à Kingston à partir de 1957, il est placé en apprentissage au sein d’un atelier de soudure et il découvre la musique à Trench Town… ainsi que la marijuana et la violence du ghetto au quotidien. Le soir, il apprend le chant et la composition avec le chanteur Joe Higgs et c’est à cette époque, en 1960, qu’il fait la connaissance de ceux qui seront à l’origine de la création des futurs Wailers : Bunny Wailer et Peter Tosh.

La passion pour la Musique et les Wailers

En 1961, alors qu’il n’a que 16 ans, Bob est victime d’une blessure par un éclat de soudure. Il est plus que jamais décidé à devenir un musicien professionnel et les choses se concrétisent avec la création des Wailers en 1963 qui rencontrent un 1er succès avec le titre ‘’Simmer Down’’. Rapidement, le groupe se taille une solide réputation dans le ghetto avec déjà quelques perles dont le fameux ‘’One Love’’.

Détour par les US

En 1966, Bob se marie avec la chanteuse Rita Anderson (ils auront 2 enfants : Cella et Ziggy) puis il part travailler aux US (Delaware) où sa mère est installée depuis 1962. Grâce à sa petite épargne il revient à Kingston et créé son propre label avec lequel il produit des titres phares comme ‘’Stir it up’’ (écrit pour Rita) ou ‘’Bend down low’’… mais les ventes ne décollent pas.

Toujours déterminé, Bob s’en remet à la composition et il entame une collaboration avec le crooner Américain Johnny Nash. Malgré ses efforts le succès commercial n’est toujours pas là et Bob repart en famille aux US pour travailler sur les chaînes de montage Chrysler.

Bob Marley & The Wailers

Le retour en Jamaïque est l’occasion d’une nouvelle rencontre déterminante avec le producteur Lee ‘’scratch’’ Perry qui met son groupe The Upsetters à disposition… s’en suivent de gros succès que sont ‘’Soul Rebel’’, ‘’Trench Town Rock’’ ou encore ‘’Satisfy my soul’’.

Désormais, The Wailers est un groupe reconnu mais il faudra le savoir-faire du jeune producteur Chris Blackwell et de son label Island pour que les succès du groupe s’internationalise. Les albums Catch a Fire et Burnin (1973) sont l’occasion de tournées en Angleterre et aux US, et c’est le moment où le sensationnel ‘’I shot the sheriff’’ est reprit par ‘’God’’ Eric Clapton pour finir en tête des charts.

Omniprésent et porté par le succès Bob veut tracer sa route… il reprend le pouvoir du groupe alors que Bunny et Peter décident de s’éclipser.

En 1974, l’album phare de toute une génération de jeunes opprimés est dans les bacs… il s’appelle Natty Dread et contient le tube planétaire ‘’No woman no cry’’, porté par une rythmique exceptionnelle et les chœurs des I-Three’s (dont Rita fait partie). Avec ce chef d’œuvre Bob devient un prophète pour toute une génération.

Un médiateur politique en exil forcé

En 1976 l’album Rastaman Vibration termine à la 11ième place du Billboard US. A l’apogée du succès, Bob Marley est un dieu vivant en Jamaïque. Il s’implique dans la vie politique tendue de l’île, mais son engagement et sa proximité avec les gangs du ghetto vont se solder par un mitraillage en règle de son domicile (Rita sera sérieusement blessée à la tête), le 3 décembre 1976, et qui le force à quitter l’île pour rejoindre les Bahamas, puis Londres et New-York où il continuera à enregistrer.

Toujours inspiré, il sort l’album militant Exodus en 1977. Cette année-là, à la suite d’une blessure lors d’un match de football il apprend qu’il est atteint d’un cancer dont il ne cherchera pas à se soigner… au contraire, plus insouciant que jamais il continue de composer et enregistre Kaya en 1978. Cette même année il rencontre et se lie avec Cindy Breakspeare une des rares Miss Monde Jamaïcaine (ils auront 1 enfant : Damian).

De retour dans son île, il reçoit un accueil délirant… une marée humaine l’attend. Voilà l’occasion pour lui d’aider à la réconciliation des ennemis politiques qui s’arrachent le pouvoir lors du célèbre ‘’Peace Concert’’ devant 30 000 spectateurs.

Une icône est née

Découragé par les conflits locaux il entame une nouvelle et interminable tournée mondiale avec un bus BMW (initiales oblige) qui le mène jusqu’en Afrique où il célèbre l’indépendance du Zimbabwe.

De retour en 1979, il enregistre Survival son album le plus engagé où l’Afrique est omniprésente et où il dénonce la corruption des dirigeants… puis viendra son dernier album Uprising qui contient à la fois un tube quasiment Disco ‘’could you be loved’’, ainsi que le mythique ‘’Redemption Song’’… un titre qu’il joue seul à la guitare Folk.

Toujours en tournée, c’est en septembre 1980 que Bob Marley est victime d’un malaise le lendemain d’un concert au Madison Square Garden de New York. Son cancer a atteint le cerveau et aucun traitement n’y changera rien… il s’éteint le 11 mai 1981 auprès de sa mère à Miami à l’âge de 36 ans.

Devenue une icône, ses chansons sur la rébellion, le mysticisme et l’amour sont des succès universels et intemporels.

 

 

Pour en savoir davantage sur le roman de sa vie voici sa page wikipedia ainsi que la biographie sur son site officiel.

Et pour aller encore plus loin je vous recommande le film-documentaire ‘’MARLEY’’ de Kevin MacDonald, sorti en 2012.

 

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